Gaz à effet de serre : 2019, l’année de la stabilisation ?

Le 11 février, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé qu'après deux années de hausse, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont stagné en 2019. 33 milliards de tonnes de CO2 ont ainsi été émises en 2019 par le secteur énergétique, autant qu’en 2018, et ce malgré une croissance économique mondiale de 2,9 %. Comment expliquer ce phénomène ? On vous dit tout !

Sommaire

Gaz à effet de serre : pourquoi une telle stabilisation ?

La stabilisation des émissions de GES en 2019 est le fruit de plusieurs facteurs :

Pour l'AIE, cette baisse des émissions de GES en 2019 est également le résultat d'une météo plus douce rencontrée dans plusieurs pays. Le tout associé au ralentissement de la croissance économique sur plusieurs marchés émergents, dont l’Inde.

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Le cas du CO2

Selon l’AIE, les émissions de CO2 se sont repliées de 5 % (-160 millions de tonnes) dans l’Union européenne. Facteur clé de cette baisse : 2019 est la première année où le gaz naturel a produit plus d’énergie que le charbon en Europe.

Les États-Unis ont quant à eux enregistré un recul de 2,9 %, soit 140 millions de tonnes de CO2en moins. Un paradoxe quand on sait que Washington n’est pas du tout engagé dans la réduction des émissions et que le pays connaît une forte croissance économique. Il faut y voir un effet des États et entreprises qui se sont mobilisés depuis l’élection de Donald Trump pour que leur pays respecte ses objectifs pris lors de la COP 21, en 2015.

Néanmoins, dans le reste du monde, les émissions ont augmenté de 400 millions de tonnes. Cette hausse trouve son origine dans le fonctionnement massif des centrales à charbon en Asie.

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Les efforts en termes de réduction des GES sont d’ores et déjà visibles à échelle mondiale, comme en témoigne la stabilisation de 2019. Mais il ne s’agit pas de s’arrêter là. Il faut s’assurer que le seuil atteint cette année restera le plus haut palier d’émissions. Selon Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, les technologies nécessaires pour y parvenir sont à notre portée. Pourra-t-on y arriver ? Seul un suivi du cours du CO2 nous le dira.

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