Marché du gaz naturel : l’analyse technique de janvier 2020

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Sommaire

Le marché du gaz naturel en janvier

    En ce début d’année 2020, alors que le PEG s’échangeait à 12,64 €/MWh, les prix du gaz naturel ont baissé, à court comme à moyen terme. Dans le même temps, le marché est resté bien approvisionné dans toute la zone euro, avec un taux de remplissage des stockages élevé.Sur le court terme, les prix spot ont été volatiles en semaines 1 et 2 mais sont restés orientés à la baisse. En cause, une demande de gaz demeurant faible en Europe avec une météo clémente.En semaine 3, ces mêmes prix ont suivi leur tendance baissière en oscillant autour des 11,23 €/MWh, dans un marché toujours bien approvisionné. Le prix du GNL livré en Asie (indice JKM) s’est quant à lui dirigé vers un creux qui serait historique dans les mois à venir, en passant en dessous des 3 $/MMBtu selon Global Platts Analytics.En semaine 4 et 5, la tendance a continué à être baissière pour le marché gazier, avec une demande qui est restée faible. Sur le moyen-long terme, les drivers du prix du gaz ont tiré les tarifs vers le bas : les prix n’ont cessé de reculer, dans le sillage du contexte énergétique baissier, avec des prix long terme pénalisés par le pétrole et le CO2 notamment.

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Certains drivers du prix du gaz naturel

Le cours du Brent

Un net rebond du Brent est survenu lors de la semaine du 30 décembre, avec le décès du général iranien Soleimani et les craintes d’un conflit entre Washington et Téhéran. Durant les deux premières semaines de janvier, les tensions se sont développées et de nouveaux signes d’une offre abondante sont apparus, ce qui a provoqué une volatilité importante sur le marché du pétrole, avec un prix qui a terminé en baisse. Une hausse de la demande en 2020 a également été indiquée par l’OPEP.Ce n’est qu’en semaine 3 que le cours du Brent est légèrement remonté, stimulé par l'accord sino-américain. L'engagement chinois sur l'achat de 200 milliards de dollars de produits américains supplémentaires dans les deux ans à venir (dont le quart porte sur les produits énergétiques), a tiré le prix du baril vers le haut.En semaines 4 et 5, le cours du Brent a subi la pression des mesures anti-épidémie en Chine, synonyme de ralentissement économique, poursuivant sa chute sous l’influence d'une réunion avancée de l'OPEP. Le mois de janvier s’est finalement clôturé à 58,29 $, soit le plus bas niveau depuis le mois d’octobre. Sur un mois, il a perdu environ 12 % de sa valeur, ce qui représente sa plus importante baisse depuis novembre 2018.

Le taux de change EURO / USD

Sur le marché des changes, les tensions géopolitiques ont d’abord fait reculer l'euro en première semaine, avant que l’apaisement des tensions ne permette à la monnaie unique de repartir à la hausse et d'atteindre 1,119 $ le 6 janvier. En semaine 2, elle a perdu 0,73 % en trois jours pour retomber à 1,109 $.L’euro a ensuite reculé en fin de semaine 3, retombant sous le seuil des 1,11 $, les indicateurs américains encourageants ayant fait remonter le cours du dollars. La semaine qui a suivi, le risque de pandémie a été contenu mais le marché est resté craintif, faisant chuter les actions et monter les valeurs refuges. L’euro a ainsi été en baisse avant de tomber au plus bas en début de semaine 5, dans un marché toujours inquiet. En fin de mois, la monnaie unique européenne a cependant entamé une hausse timide à la suite de l'annonce rassurante de l'Organisation Mondiale de la Santé.

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Les températures

Les derniers jours du mois de décembre et la première dizaine de 2020 ont été marqués par des températures assez douces, qui sont restées au-dessus des moyennes de la saison jusqu’au 20 janvier. Puis le thermomètre a chuté pour quelques jours, avant que les températures ne remontent pour rester bien au-dessus des normales saisonnières.

Les émissions de CO2

Les deux premières semaines du mois de janvier ont laissé place à un net repli des prix des émissions de dioxyde de carbone, dans un contexte énergétique plutôt baissier avec une offre aux enchères en hausse. La valeur de la tonne de CO2 émise est passée sous la barre des 24 €, avant de remonter en semaine 3. À noter que la quantité de quotas de carbone de l’Union européenne (UE) sera prochainement réduite de dizaines de millions de tonnes en raison de la suspension des enchères et des allocations du Royaume-Uni.En dernière semaine, le prix des émissions est redescendu en dessous de 24 €/t, la faute aux craintes pesant sur les marchés et à l’approche du Brexit, fixé au 31 janvier 2020. En semaine 5, le prix était alors au plus bas, et le gouvernement britannique a confirmé le 31 vouloir procéder, via les enchères, à la vente de sa part de quotas début mars.

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