10 janvier 2019

Tour de France des énergies, épisode 5 : Île-de-France

mix énergétique de l'Île-de-France
Pour ce cinquième focus sur les mix énergétiques en région, direction l'Île-de-France et ses 8 communes. Comment cette région de 12,2 millions d'habitants assure-t-elle une fourniture énergétique de 215 TWh par an, soit 25 % de la consommation nationale ? On vous dévoile tout sur le mix énergétique de l'Île-de-France !

Gaz naturel : la première région consommatrice de France

Dans le mix énergétique de l'Île-de-France, le gaz représente 30 % de la consommation finale en 2015. Il s’installe ainsi juste derrière les produits pétroliers et biocarburants (32 %), à égalité avec l'électricité. En 2017, la consommation de gaz naturel s'élève à 75,6 TWh, faisant de l'Île-de-France la première région française consommatrice de l’énergie. Et ce, malgré un recul de 6,7 % par rapport à 2016 (81 TWh). Le gaz est destiné à 66 % au résidentiel et au tertiaire, à 20 % à l'industrie et à 14 % à la production d'électricité et de chaleur.

Un réseau de gaz naturel en extension

De 2013 à 2019, une vingtaine de projets auront été mis en place pour adapter le réseau de transport de gaz au Grand Paris.

Électricité : des besoins couverts à 95 % par l’import

En 2016, les 12,2 millions de Franciliens ont consommé 69,03 TWh d'électricité, puis 71,3 TWh en 2017. Représentant 15,5 % de la consommation électrique en France, la région est sur la première marche du podium national. La majeure partie de cette énergie (46 %) est destinée aux professionnels et aux particuliers, c’est-à-dire dont la puissance souscrite est inférieure à 36 kVa. Les PME et PMI consomment 30,3 TWh, soit 42,5 % de la consommation régionale. La grande industrie consomme, quant à elle 7 TWh, soit 11,5 % de la part régionale. L’Île-de-France s’impose donc comme la 4e région consommatrice d'électricité pour son secteur industriel après les Hauts-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est. Par ailleurs, plus de la moitié de l'énergie consommée par l'industrie est à destination des transports ferroviaires, de la sidérurgie, de l'énergie et de la métallurgie.

Mutualiser les ressources en électricité

Presque 95 % de l'énergie électrique consommée dans la région est importée grâce à un réseau à haute et très haute tension. Celui-ci est composé de deux boucles : la première est constituée de lignes 400 000 volts qui alimentent la deuxième boucle, à 225 000 volts.

⚡️Quel mix électrique pour la France en 2050 ? À vos estimations ! ⚡️

Énergies renouvelables : le mix énergétique de l'Île-de-France de plus en plus vert

Les énergies renouvelables représentent moins de 5 % de l’énergie finale consommée sur le territoire francilien. Les sources d'énergies renouvelables sont très diversifiées et concernent majoritairement :
  • l’incinération des déchets (récupération de la chaleur produite directement dans des réseaux de chaleur ou sous forme électrique) ;
  • la biomasse (pour le chauffage domestique dans des foyers ouverts) ;
  • la géothermie profonde, alimentant 29 réseaux de chaleur.
Le parc renouvelable électrique régional a progressé de 1,3 % entre 2015 et 2016 pour produire 456 MW, dont :
  • 309 MW grâce aux bioénergies (80 chaufferies biomasse exploitant 20 % de la production forestière régionale) ;
  • 85 MW par l'énergie solaire ;
  • 43 MW par l'éolien ;
  • 19 MW par l'hydraulique.
À savoir : la région parisienne est la première productrice française de bioénergies, avec 16 % des capacités nationales.

🌱 État des lieux du gaz vert en Europe 🌱

Les plus grandes installations solaires d’Île-de-France

L'Île-de-France produit 75 GWh d'énergie solaire, soit 11 % de la production nationale. Parmi les 14 200 installations recensées, les plus grands sites sont :
  • la centrale solaire au sol de Sourdun ;
  • les panneaux photovoltaïques installés sur le toit du réservoir d’Eau de Paris ;
  • une centrale solaire sur sur l’ancienne halle ferroviaire ;
  • le parc photovoltaïque de Meaux.
La région travaille actuellement avec l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Île-de-France afin d’établir un cadastre solaire. De quoi améliorer les scores déjà satisfaisants du développement de l’énergie : entre 2015 et 2016, le parc photovoltaïque a affiché une progression de 7 %.
Concernant la géothermie profonde, l'Île-de-France est le territoire européen qui détient le plus grand nombre d'installations : une cinquantaine d’entre elles sont réparties le long de la nappe du Dogger, à 1 000 mètres de profondeur, où la température avoisine les 35 °C. L’équivalent de 200 000 logements sont alimentés par ce type d’énergie. À l’horizon 2050, cette production de chaleur sera multipliée par 4. Le Plan climat énergie de l'Île-de-France projette quant à lui de porter la part des énergies renouvelables à 40 % de la consommation locale d’ici 2030. Puis, 100 % d'ici 2050. Développement des énergies renouvelables, mobilité plus propre, projets de méthanisation pour alimenter les transports en commun routiers... Le mix énergétique de l'Île-de-France se réinvente. Objectif : faire de la région un pilote dans la transition énergétique. En attendant d’en constater les retombées, découvrez les épisodes précédents de notre tour de France !
📍 Étape 1 : la Bretagne Étape 2 : les Hauts-de-France Étape 3 : Auvergne-Rhône-Alpes Étape 4 : Pays de la Loire

Sources : RTE FranceLes ambitions de Transition Énergétique de la Région Île-de-France Bilans électriques régionaux 2017 – DRIEE Île-de-FranceGRTGaz

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