11 octobre 2018

Qui est François de Rugy, le nouveau l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire ?

François de Rugy, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire
Dans le cadre d'un remaniement ministériel, le 4 septembre 2018, l'Elysée a annoncé le nom du nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire : François de Rugy. Que retenir de son parcours politique ? Quels sont les grands dossiers de politique énergétique sur lesquels il devra se pencher très prochainement ?

Qui est François de Rugy ?

Originaire de Nantes, François de Rugy affirme son attrait pour la politique dès l'âge de 18 ans en adhérant à Génération écologie, le parti de Brice Lalonde, qu'il trouve « plus cohérent et plus pragmatique qu'Antoine Waechter », le porte-parole des Verts. En parallèle, il s'inscrit à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris pour sortir diplômé en 1995, à l’âge de 23 ans. De 1995 à 1999, il s'investit dans l'association Écologie 44 qu'il a fondée et rejoint les Verts. Après un échec net aux élections législatives de mai 1997 qui le voit s'opposer à Jean-Marc Ayrault, il devient secrétaire adjoint du groupe vert et radical. À partir de 2001 et jusqu'en 2015, il réussit tour à tour à se hisser conseiller municipal de Nantes, adjoint au maire chargé des transports, vice-président de la communauté urbaine de Nantes. En 2007, il devient député dans la première circonscription de la Loire-Atlantique sous l'étiquette Les Verts avant d'être réélu en 2012 avec le parti politique EELV (Europe Écologie Les Verts). Parti dont il devient co-président avec Barbara Pompili, députée de la Somme. En août 2015, c'est la rupture. Il annonce à la presse qu'il quitte EELV, dénonçant une « dérive gauchiste » qu’il détaillera plus longuement dans l’ouvrage Écologie ou gauchisme, il faut choisir. Le 17 mai 2016, il devient l'un des vice-présidents de l'Assemblée nationale, succédant à Denis Baupin et finit par quitter le groupe écologiste, provoquant sa dissolution, pour rejoindre le groupe socialiste. Après une défaite à la primaire socialiste, il rejoint le parti LREM (La République en marche) pour soutenir Emmanuel Macron. En juin 2017, il est réélu député puis prend la tête de l'Assemblée nationale.

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Les défis de François de Rugy

Le nouveau ministre d’État doit déjà faire face à des chantiers colossaux traitant de l'écologie, mais également des transports. Côté énergie, le ministre devra définir la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), fixant les objectifs de transition énergétique sur les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Selon lui, une première version devrait voir le jour fin octobre 2018. [su_box title="Focus sur la PPE" box_color="#d3893d" title_color="#000000"] Les PPE sont des outils de pilotage de la politique énergétique créées par la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Ils expriment les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire métropolitain continental, afin d’atteindre les objectifs de la politique énergétique.

⚙ Ce que la Programmation pluriannuelle de l’énergie va changer ⚙

[/su_box] Dans cette version, il sera question de déterminer la nouvelle échéance (2030 ou 2035) fixant à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité. Un calendrier précis sera aussi proposé pour déterminer les dates de fermeture des réacteurs nucléaires. Le chantier de la transition énergétique commencera par la stratégie nationale bas carbone (SNBC). François de Rugy devra se pencher avec pragmatisme et précaution sur le dossier pour le réviser. Jusqu’ici, la France a toujours dépassé les plafonds. Ensuite, il devra préparer, pour décembre 2018, la COP24 de Katowice (Pologne) qui doit fixer les règles d'application de l'Accord de Paris adopté fin 2015.

🌿 COP 23 : une édition décevante ? 🌿

Côté énergies renouvelables, de nombreuses questions restent en suspens sur l’avenir des ressources marines (Dunkerque, Oléron). Quant au gaz, François de Rugy reprendra le dossier des tarifs réglementés de vente (TRV) et devra définir la mise en œuvre de leur arrêt prévu pour 2023. Avec une connaissance approfondie en politique environnementale et un budget de 34,2 milliards d'euros pour 2019 (+3,1 % par rapport à 2018), toutes les cartes sont données à François de Rugy pour relever ces premiers défis. Reste à attendre que les premières décisions soients prises. D’ici là, rendez-vous prochainement pour un décryptage complet de la PPE. Et pour rester informé des actualités du marché du gaz, inscrivez-vous à la Weekly !
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