27 mars 2018

Pourquoi 1 m3 de gaz naturel ne contient pas toujours la même quantité d’énergie ?

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Non, il ne s’agit pas d’une variation gazière sur le fameux thème du kilo de plume et du kilo de plomb ! Car c’est un fait : un même volume d’1 m3 de gaz naturel n’a pas forcément la même teneur énergétique. Mais alors, comment expliquer ces différences de pouvoir calorifique ?

Quels sont les facteurs de variation du pouvoir calorifique du gaz ?

Le pouvoir calorifique du gaz correspond à la chaleur dégagée par celui-ci à la suite d’une réaction de combustion. En d’autres termes, il s’agit de la quantité d’énergie contenue dans un volume de gaz donné. Il est généralement exprimé en kilowattheure par nanomètre cube (kWh/nm3).

Quelles sont les unités de mesure du gaz naturel ?

Les facteurs susceptibles de faire varier le pouvoir calorifique d’un volume de gaz naturel donné sont au nombre de 3 :
  1. la température : le volume d’un gaz évolue proportionnellement à la température ;
  2. la pression: plus la pression diminue, moins le gaz est dense ;
  3. la composition : selon qu’il s’agisse d’un gaz de type B ou de type H.
Bien sûr, pour s’assurer que les teneurs énergétiques des différents gaz puissent être comparées, ces valeurs doivent être mesurées dans des conditions identiques. La norme française se réfère ainsi à une pression standard de 1 013,25 hPa (correspondant à la pression atmosphérique au niveau de la mer) et à une température de 0 °C.
Coefficient de conversion : késako ? La quantité d’énergie contenue dans un volume de gaz livré est ensuite ajustée au moment de la distribution à l’aide d’un coefficient de conversion. L’application de ce facteur permet de traduire en termes de quantité d’énergie consommée le volume de gaz affiché sur votre compteur.

◇ Consultez notre article pour tout savoir sur sur le coefficient de conversion du gaz ! ◇

 

Gaz B/Gaz H : quel impact sur le pouvoir calorifique ?

Selon son origine géographique, la composition d’un gaz, et a fortiori sa teneur énergétique, varie. En France, les importations sont de deux types : B et H.

La composition du gaz naturel passée au crible

Le gaz de type B, ou à « bas pouvoir calorifique », a une teneur énergétique de 9,5 à 10,5 kWh/m3 à 1 013,25 hPa et 0 °C. Riche en azote, il est généralement importé depuis les Pays-Bas pour être ensuite distribué dans les départements du Nord de la France (Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Seine-Maritime et Somme). Les plus perspicaces d’entre vous l’auront déjà deviné : le gaz de type H doit son nom à son « haut pouvoir calorifique » (10,7 à 12,8 kWh/m3). Originaire de Russie, d’Algérie et de la Mer du Nord, il alimente les régions de la moitié Sud de la France. Cette distinction n’aura toutefois bientôt plus lieu d’être dans nos contrées puisque le « projet Tulipe » poursuit actuellement un processus de conversion du gaz B vers le gaz H. La raison ? Le site hollandais de Groningue, victime de séismes à répétition, n’est plus en mesure d’assurer un approvisionnement suffisant à la France. Problème : il s’agissait de la seule source de gaz B pour les département concernés !

 ◇ Comment la France sécurise son approvisionnement en gaz naturel ?

Vous comprenez maintenant pourquoi votre facture de gaz indique une consommation mesurée en kWh et non en m3 ! Vous pensez bien maîtriser votre facture de gaz naturel ? Testez vos connaissances avec notre quiz. Besoin de réviser un peu d’abord ? Découvrez la facture interactive du maGAZine.

Source image à le Une : Pixabay - InspiredImages

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