24 juin 2017

Stockage souterrain : l’injection de biométhane est autorisée

injection de biométhane
La législation est encore quelque peu contraignante, mais le biométhane, fort d’arguments non-négligeables en matière de transition énergétique, se développe en France - lentement mais sûrement ! D’ailleurs, une nouvelle étape importante a été franchie : l'injection de biométhane vient d’être autorisée dans les sites de stockage souterrain.

Tout savoir sur le stockage en France

L'injection de biométhane sans impact sur les sites de stockage

C’était sans doute la dernière chose qui freinait l’arrivée du biométhane sur les sites de stockage : cette source d’énergie allait-elle avoir un impact sur les infrastructures, nécessitant des investissements supplémentaires, voire mettant en danger leur intégrité ? Storengy, TIGF et GRTgaz ont mené des études pour répondre à cette question, et la conclusion, rendue publique dans un communiqué commun, est sans appel : l’intégration du biométhane dans les stockages souterrains ne génère pas d’impact supplémentaire par rapport au gaz naturel. De fait, l’injection du biométhane est désormais autorisée, même si Storengy et TIGF continueront à mener des études "et proposeront d’adapter, si nécessaire, les cadres réglementaires et normatifs, dans un souci de préservation de leurs infrastructures". Une bonne nouvelle pour la transition énergétique puisque la loi fixe à 10 % la part de gaz renouvelables dans les consommations d’ici 2030.

Deux unités de rebours pour 2019

GRTgaz s’apprête à aller encore plus loin : deux unités de rebours seront lancées en 2019, dans le Morbihan et en Vendée. Elles permettront de "transférer" les flux de biométhane des réseaux de distribution vers les réseaux de transport, permettant leur stockage lorsque la production dépasse localement la demande. À suivre !

⊳ Sur la même thématique : Comment fonctionne le processus d’allocation des capacités de stockage ? ⊲

En 2016, les 26 sites d’injection de biométhane en France ont injecté 215 GWh dans les réseaux de gaz naturel. Cela représente 0,05 % de la consommation française de gaz naturel. La décision de Storengy et TIGF devrait permettre d’accroître significativement ces statistiques !

Source de l'image à la Une : Fotolia (Lena Wurm)

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