9 novembre 2016

Solar Impulse 2 – Itinéraire d’un avion solaire

Solar_Impulse_SI2
[su_quote]« Le futur est propre et il commence maintenant ! » – Bertrand Piccard, pilote de Solar Impulse 2. [/su_quote] Deux passionnés ont fait le pari de réaliser l’impensable : voler grâce à l’énergie solaire. Au-delà des idées reçues, l’aboutissement de ce projet a démontré que les énergies renouvelables pouvaient se substituer au carburant sur des projets d’envergures. Mais réaliser ce rêve n’a pas été un long fleuve tranquille.

Une épopée hors du commun

L’avion solaire voit le jour après 13 années de recherches basées sur des technologies devenues matures récemment. Entre innovation industrielle et défi sportif, Solar Impulse 2 (SI2) achève son tour du monde en 23 jours et 17 étapes, parcourant près de 43 000 km. Une prouesse réalisée par deux suisses, Bertrand Piccard et André Borschberg. Le SI2 débute son tour du monde le 9 mars 2015 à Abou Dabi. Après 7 escales entre cette ville et celle de Nagoya, au Japon, l’avion solaire bat un record de taille : voler pendant 5 jours et 5 nuits, avec une arrivée à Hawaï le 3 juillet. Après le rêve, une désillusion : en raison d’une surchauffe des batteries, l’avion reste cloué au sol pendant 8 mois. Après quoi le périple du SI2 reprend sans encombre jusqu’aux États-Unis. Depuis Phoenix, dans l’Arizona, il repart pour Séville puis pour Le Caire, sa dernière étape avant que le voyage ne s’achève là où il avait commencé, à Abou Dabi, le 26 juillet 2016.

Comment fonctionne Solar Impulse 2 ?

Solar Impulse 2 est recouvert de 17 000 cellules photovoltaïques qui collectent les rayons du soleil et les convertissent en électricité. Deux options ensuite : l’électricité est soit envoyée vers les moteurs soit vers les batteries, si le volume d’énergie généré est supérieur à celui nécessaire pour voler. La nuit, l’avion solaire puise dans les stocks d’énergie, conservés dans les batteries. Pour éviter toute panne, le pilote s’assure chaque soir que les batteries sont rechargées à 100 %. [su_list icon="icon: stop"] [/su_list] Du fait de sa grande envergure et de sa faible vitesse, SI2 est sensible aux turbulences et demande une grande vigilance de la part du pilote. Ce défi sportif est d’autant plus impressionnant que la machine est particulièrement impactée par les conditions météorologiques. Chaque étape, d’une durée de 5 à 6 jours maximum, demande une préparation en amont d’une grande précision. Cela a été le cas pour la périlleuse traversée du Pacifique par exemple : conditions prévues au décollage, à l'atterrissage, logistique, état physique du pilote, réserve d’oxygène en altitude élevée... Autant de critères qui doivent être pris en compte avant de voler.

Et après ?

Semblables en largeur, le Boeing 747 et Solar Impulse 2 restent de lointains parents. Aussi léger qu’une voiture familiale avec sa structure en fibre de carbone, SI2 a une vitesse de croisière avoisinant les 80 km/h... contre 900 km/h pour le Boeing. L’avion solaire n’est pas encore destiné à effectuer des vols long-courriers, mais ce premier tour du monde constitue une étape importante vers l’avenir de l’aéronautique. Il met en avant un futur propre entre ciel et terre et permet d’envisager bien d’autres projets tels que les drones solaires stratosphériques et les avions électriques. Affaire à suivre… [su_list icon="icon: stop"] [/su_list]

Source de l'image à la Une : Wikimedia Commons (Milko Vuille)

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