Marché du gaz : l’analyse technique de juillet 2016

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Le marché du gaz en juillet 2016

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Quelques hausses légères, beaucoup d’indicateurs en baisse : le marché du gaz naturel ne s’est pas montré très stable en ce mois de juillet 2016.

Les Day-Ahead et Month Ahead ont ainsi d’abord légèrement augmenté sur le PEG Nord et (surtout !) sur le TRS, en raison de la baisse des approvisionnements en gaz naturel liquéfié au terminal de Fos-sur-Mer. Rappelons à ce sujet que le prochain avitaillement en GNL sur ce terminal était prévu pour le début du mois d’août. Day-Ahead et Month Ahead ont ensuite baissé tous les deux (lorsque les approvisionnements en gaz ont augmenté suite aux livraisons en GNL aux terminaux de Dunkerque et de Montoir), avant que les premiers ne parviennent à se ressaisir à la fin du mois de juillet.

Durant la semaine 28, les contrats Calendar 2017, en moyenne hebdomadaire, ont pour leur part augmenté sur TTF et PEG Nord. Les prix des contrats à long terme sont eux restés en corrélation avec ceux du baril de pétrole. Les prix du GNL ont par ailleurs terminé le mois de juillet à un niveau élevé, en raison d’une forte demande en Asie. Le ralentissement sur la recomposition des stockages européens pourrait, enfin, influer à la hausse sur les prix du gaz dans les semaines à venir. À surveiller !

Certains drivers du prix du gaz

Le prix du pétrole

 

Durant trois semaines consécutives en juillet, et après une semaine de - relative - stagnation, le cours du Brent a subi une baisse. Les mauvaises nouvelles se sont en effet enchaînées pour le prix du baril référence :

  • l’annonce d’une réduction moins prononcée des stocks de brut américain l’EIA (Energy Information Administration) constatant une baisse des réserves d’essence trois fois moins marquée que ce qui était attendu ;
  • la reprise de la production de pétrole au Nigeria et au Canada, pays confrontés à des difficultés depuis quelques semaines ;
  • la mise en production par les États-Unis de 14 nouveaux points de forage supplémentaires, portant à 50 points leur nombre depuis début juin 2016 ;
  • l’augmentation de la production en Irak et en Iran…

Ajoutez à cela les effets du Brexit qui se poursuivent et vous obtenez un cocktail détonnant qui a largement impacté le cours du Brent. À noter cependant : les traders ont favorisé le rachat de couverture en ce mois de juillet. Une façon de préparer l’avenir et d’anticiper de nouvelles baisses !

Le taux de change EUR/USD

 

Les effets du Brexit risquent de se faire longtemps sentir… La décision des habitants du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne pèse sur la monnaie unique et a durement impacté le taux de change euro/dollar US en ce mois de juillet. Mais ce n’est pas la seule raison, puisque la monnaie américaine a profité d’excellentes nouvelles sur le plan économique :

  • des créations d’emplois en nombre ;
  • une hausse du secteur immobilier, et notamment de la construction de nouveaux logements ;
  • une augmentation de la production industrielle et des ventes au détail.

La baisse de l’euro (tout comme celle de la livre sterling) a donc été continue en juillet… sauf durant la semaine 29. Les raisons ? L’annonce de la prise de fonction de Theresa May et de son gouvernement, en lieu et place de David Cameron et son équipe, d’une part, et la décision de la Banque d’Angleterre de ne pas relever ses taux d’intérêt, afin de contrer les effets économiques liés au Brexit, d’autre part. L’effet aura été de courte durée, le dollar profitant du dynamisme de l’économie américaine. La BCE pourrait néanmoins prendre des mesures dans les prochaines semaines pour rétablir la situation.

Les températures

Cette année, le mois de juillet aura été "coupé en deux" : en dessous des normales saisonnières durant les deux premières semaines, puis souvent au dessus les deux semaines suivantes, avec de beaux pics de chaleur. Une amélioration bienvenue pour les juilletistes, qui s’inquiétaient sûrement au vu des températures plutôt fraîches enregistrées en juin.