31 octobre 2014

Deux nouveaux terminaux méthaniers : Fos-sur-Mer et Dunkerque

terminaux methanier
Continuant sa stratégie pour diversifier ses ressources en gaz naturel, la France va bientôt bénéficier de deux nouveaux terminaux méthaniers, à Fos-sur-Mer et Dunkerque. Des projets qui pourraient permettre de lisser les prix du gaz sur le marché français, qui reste sujet à un différentiel Nord-Sud (un écart des prix ces deux PEG) très volatile.

Le GNL en France

Le GNL est de plus en plus consommé (30 % du gaz consommé en France) et pourrait devenir une ressource majeure du réseau gazier français. Un exemple, l’ambition du projet Fos Faster de couvrir 15 % des besoins de gaz naturel en France. De Tunisie, du Qatar ou du Nigéria, le GNL arrive en France par bateaux via des terminaux méthaniers qui regazéifient le liquide pour l’injecter dans le réseau national de transport. Les terminaux méthaniers français sont pour l’instant au nombre de trois. Deux d’entre eux se situent près de Fos-Sur-Mer en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Fos Tonkin et Fos Cavaou) et le troisième se trouve près de Saint-Nazaire dans les Pays de la Loire (Montoir de Bretagne). Fos Tonkin possède une capacité de regazéification de 5,5 Gm3/an, celle de Fos Cavaou est de 8,25 Gm3/an et celle de Montoir de Bretagne peut aller jusqu’à 10 Gm3/an.

Deux projets de terminaux métaniers de grande capacité

Des infrastructures sont nécessaires pour approvisionner le marché français et le relier aux marchés non frontaliers. Pour renforcer son approvisionnement, la France a deux nouveaux projets de terminaux méthaniers. Le premier, à Dunkerque, est en chantier depuis décembre 2011 (mise en service en 2015) et sera le plus grand terminal méthanier français avec trois réservoirs pouvant stocker chacun 190 000 m3 de GNL. On estime la capacité de regazéification de ce terminal à 13 Gm3/an (soit environ 130 TWh/an), avec un port prévu pour accueillir les plus grands bateaux méthaniers du monde. Le second, nommé "Fos Faster" et situé à Fos-sur-Mer, sera, lors d’une première phase, constitué de deux réservoirs de 180 000 m3. Il pourra traiter jusqu’à 8 Gm3/an puis cette capacité monterait jusqu’à 16 Gm3/an dans une seconde phase avec l’ajout de deux réservoirs si le marché le nécessite. Son début de construction est prévu en 2015 pour une mise en service en 2019. Il ne reste plus qu’à attendre de voir l’impact sur les prix du gaz... Lisser les prix du gaz en France en augmentant sa consommation en GNL (et à l’avenir, en fusionnant les deux PEG) a un risque : le nivelage vers le haut pour la zone Nord. En effet, depuis la catastrophe de Fukushima, la forte demande en GNL du marché japonais fait monter les prix sur le marché européen.

Source de l'image à la Une : Flickr (Patrick Down)

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